Que se passe-t-il? Ma voix borderline homme-femme prend l'ascenseur; oublié les guerriers, Tancredi, Xerxès et Julius César, je deviens reine et jeune amoureuse!

Selon ma prof de chant, ce sont les conséquences du travail fait avec Joseph Quoidbach (v. mon billet de fin février, concernant ma visite à la ville de Liège). Ce monsieur m'a appris quelle était la position réellement "droite" de ma colonne vertébrale; ce qui, initialement, me donnait le sentiment de "pencher" en arrière, mais s'est révélé tellement bénéfique: une douleur à la nuque qui me tracassait depuis des années a disparu! Et de même que ma colonne, destabilisée et libérée de ses mauvaises habitudes, ma voix s'emballe et s'envole vers des hauteurs jusque là inconnues.

Alors, aujourd'hui j'étais Didon (musicalement croquée par Henry Purcell, à l'ombre de Mary II: personnage que je connais mal et qui semble moins noir que la célèbre Mary I. Après une première lecture de l'article qui la concerne - que vous pouvez découvrir en cliquant sur le lien, je l'imagine épouse délaissée d'un homme tyrannique). Bientôt je  pourrais devenir Marguerite chez Berlioz (j'y consacrerai un billet, le moment venu).

Pendant la petite audition, ma prof pleurait en m'écoutant: il semble et j'espère que c'était  à cause d'émotions positives, et non  de découragement ;-)

Petit corollaire tardif  Et elle m'a dit aujourd'hui (24 avril...): je crois voir un arbre qui fleurit... Ce sont des mots qui vous parfument toute une journée.