04 janvier 2008
Heureux 2008!
Une bonne et joyeuse année à tous,
car il n'est pas encore trop tard pour vous la souhaiter!
J'ai été quelques jours loin de la blogosphère car j'ai séjourné dans les Alpes Valaisannes, entre soleil, neige et bulles (d'eau thermale!), en compagnie de mon Louveteau préféré.
Mais me voici de retour et pour recommencer, j' invite tous ceux qui aiment la musique et l'art à visiter
CE VRAI BIJOU
ainsi que
CETTE PERLE
A tous beaucoup de plaisir!
01 décembre 2007
Accident de parcours
Regardez, écoutez,...
ne posez pas de question....
07 novembre 2007
Une minute pour vous dire
Je sors la tête de l'eau une minute pour vous dire que je suis encore là... que dimanche nous avons encore chanté à Sainte-Croix et l'église était pleine à craquer.
Le programme était le même qu'à l'Abbeye de Bonmont et à Buffavens.
Dans les premiers rangs il y avait des gens qui pleuraient; mais ma spectatrice préférée, à qui j'ai silencieusement dédié mon chant, était une petite chose rose bonbon dans un petit fauteuil roulant. Elle est venue nous voir dans notre loge et a lutté contre son handicap pour articuler "Vous avez bien chanté"; après quoi nous étions toutes les deux rayonnantes.
Puis le choeur a fait la fête et nous avons parlé jusqu'à tard dans la nuit.
On m'a raconté les Dialogues des Carmélites de Poulenc et à la maison je l'ai écouté. Ça m'a laissé un drôle de goût: d'ombre et de parfums qui se fânent.
21 octobre 2007
Hurlevent, non, Buffavens
Buffavens est le nom du beau Château savoyard où nous avons chanté hier soir.
Il aurait été anciennement un pavillon de chasse des Ducs de Savoie.
Malheureusement, je n'avais pas un bon appareil photo sur moi; donc, ces quelques
images, capturées avec mon téléphone portable, sont tout ce que je peux vous offrir: pour vous faire partager la magie de ce
lieu magnifique, de son parc et des daims qui le peuplent.
Le Choeur Diakoff s'est produit en version light, comme il fait depuis quelques temps: 12 voix et un soliste.
La dernière photo montre l'énorme lustre de la salle centrale de Buffavens.
Et pour contenter les amis exigeants, il y a un extrait MP3 de notre choeur. Découvrez-le en cliquant sur une des images, à vous de découvrir laquelle...
28 juin 2007
Eve, épisode II
Deuxième version du clip pour Eve! Nous nous sommes orientées vers un décor décidément urbain et vaguement "trash", avons essayé de développer le contraste entre sa tenue et l'environnnement ; j'ai retravaillé le cadrage et Eve ses mouvements et sa posture. Alors, le résultat? Meilleur ou pire?
03 juin 2007
La vie est un court fleuve plein de mystères
J'ai parfois l'impression que le quotidien est un tissu de correspondances subtiles, qui échappent totalement à notre raison, mais que nous ne devrions jamais négliger.
D'abord ce malaise, qui a commencé dimanche dernier, justement le jour après la magnifique sortie dont vous avez déjà lu le récit.
Depuis deux semaines, deux morceaux d'opéra, que j'ai eu l'intention de présenter à l'audition agendée le 2 juin, occupent mon esprit, y prennent étrangement de plus en plus de place; ils me prennent aussi beaucoup d'énergie, et il me semble que la sensation d'épuisement grandit à chaque répétition.
Depuis quelques semaines, un homme occupe mon esprit, non moins que les morceaux d'opéra.
Est-ce pure coïncidence? Cet homme - j'en suis de plus en plus convaincue - a un profil que je ne connais que trop; les deux morceaux parlent de mort et d'amour meurtrier. Je commence à avoir l'impression d'avancer, comme un papillon de nuit vers la chaleur blanche de la lampe, sans savoir m'arrêter.
Jusqu'à une étonnante soirée, où le bouchon saute, mais pas pour trinquer, et dans l'espace de deux ou trois heures seulement j'envoie valser les morceaux d'opéra et l'homme.
J'ai eu peur de me sentir vide et déprimée, de me sentir en échec; de me sentir envahie par les remarques de mes amis ("Tu laisses tomber", "Tu te rends avant de te battre").
A l'audition (qui a eu lieu hier), j'ai présenté un paisible morceau de Haendel (dans une tessiture de voix très profonde) et un Rossini extrêmement drôle. Même papa, qui déteste l'opéra, a adoré. Photo à gauche: moi, en train de vocaliser.
Quant au monsieur, que je ne reverrai plus (j'ai décidé), je me sens bien plus soulagée que désolée. Ici à droite, vous me voyez en train de me marrer.
Comme quoi, Lobita n'a aucun talent pour le drame.
p.s.: en plus elle ment, les deux photos c'est pas elle, c'est Darma, la minette de son ami Marco. C'est vraiment pas sérieux.
Il y a trois ans, à cette même date, je fis un choix (jugé extravaguant par la plupart de mes connaissances): celui de me faire baptiser. Aujourd'hui, je ne cesse de remercier l'Ami que ce jour-là j'ai trouvé. Dans la photo ici à gauche, c'est vraiment moi.
18 mai 2007
Holy Spirit
Le travail d'Eve et le mien. On ne se prétend pas parfaite: c'était une belle petite aventure d'amitié, musique et amour; une belle victoire sur les misères de la vie et du temps, qui voulaient nous séparer.
Bon visionnement...
21 avril 2007
Ascension
Que se passe-t-il? Ma voix borderline homme-femme prend l'ascenseur; oublié les guerriers, Tancredi, Xerxès et Julius César, je deviens reine et jeune amoureuse!
Selon ma prof de chant, ce sont les conséquences du travail fait avec Joseph Quoidbach (v. mon billet de fin février, concernant ma visite à la ville de Liège). Ce monsieur m'a appris quelle était la position réellement "droite" de ma colonne vertébrale; ce qui, initialement, me donnait le sentiment de "pencher" en arrière, mais s'est révélé tellement bénéfique: une douleur à la nuque qui me tracassait depuis des années a disparu! Et de même que ma colonne, destabilisée et libérée de ses mauvaises habitudes, ma voix s'emballe et s'envole vers des hauteurs jusque là inconnues.
Alors, aujourd'hui j'étais Didon (musicalement croquée par Henry Purcell, à l'ombre de Mary II: personnage que je connais mal et qui semble moins noir que la célèbre Mary I. Après une première lecture de l'article qui la concerne - que vous pouvez découvrir en cliquant sur le lien, je l'imagine épouse délaissée d'un homme tyrannique). Bientôt je pourrais devenir Marguerite chez Berlioz (j'y consacrerai un billet, le moment venu).
Pendant la petite audition, ma prof pleurait en m'écoutant: il semble et j'espère que c'était à cause d'émotions positives, et non de découragement ;-)
Petit corollaire tardif Et elle m'a dit aujourd'hui (24 avril...): je crois voir un arbre qui fleurit... Ce sont des mots qui vous parfument toute une journée.
04 février 2007
Vive le Pacha Selim!
Le Pacha Selim est le héros d' un opéra de Mozart (cliquez sur le lien pour découvrir lequel!)
Nous venons d'interprêter cet opéra à Genève.
Je n'ai pas beaucoup chanté, mon rôle étant justement de vocaliser une série de phrases admiratives à l'adresse du Pacha Selim; et pourtant, quel bonheur! Ce Pacha, je l'aime comme si je le connaissais.
Le génie du Pacha. Le grand Selim fait peur aux petits Européens, capturés avec leur navire; nous le voyons rôder dangereusement autour des femmes reduites en esclavage; nous sentons sa sensualité puissante et tyrannique se gonfler sous la soie chatoyante de sa grande robe. Magnifique fauve sanguinaire dans son antre multicolore? Pourtant à la fin, un renversement réellement spectaculaire nous montre un Pacha doué d'immense sagesse et clémence. D'un seul coup, le "barbare" oriental revèle sa supériorité sur les Européens. Ces derniers paraissent bien minables, avec leur sens de l'honneur rigide et leurs mensonges.
Derrière le génie du Pacha Selim, le génie de Mozart, qui transmet un message très profond à un public en quête de divertissement.
Le BFM de Genève. Il y avait une fois une ancienne usine hydrolique, située sur un îlot au milieu du Rhone (je vous recommande chaudement de visiter ce site). Les architectes ont eu la merveilleuse idée de respecter les vestiges de sa vie précédente: dans ses fondations verdies par l'eau on trouve encore des turbines et des pompes Eschier-Wyss. Pour passer de l'entrée des artistes à la salle, on traverse un couloir interminable et sombre, en écoutant le fleuve qui bruisse juste sous nos pieds; en attendant d'entrer en scéne, des fenêtres des loges, on voit passer les hérons gris et les cormorans, qui colonisent désormais les berges du fleuve.
01 décembre 2006
A la demande générale...
... je vais vous raconter plus sur le concert de Pietro Nobile+The Eight Killers, qui a eu lieu le 24 novembre au Forum de Meyrin à Genève.
Pietro Nobile est un guitariste italien qui porte bien son nom: personne exquise, qui réunit un grand talent et une adorable sincérité. Si vous passez par Bologne ce 20 décembre, faites connaissance avec ma ville natale et avec Pietro.
C'était amusant, après ls accords sublimes de Pietro, de voir débarquer The Eight Killers . Un étrange personnage, coiffé d'une monumentale perruque, stile cour de Versailles, se place au clavier et attaque la Toccata et Fugue en Re Mineur de J.-S. Bach. Après une minute, deux infirmiers viennent le récupérer et les sirènes de l'ambulance retentissent. Bientôt la scène se remplit de grands enfants bruyants, habillés comme les gangsters des films américains, deux d'entre eux en traînent un troisième menotté. Pour clôturer dignement le morceau, le musicien qui ressemble le plus à la bonne âme de John Belushi saisit une massue et démolit un clavier électronique (pendant les répétitions, ils m'avaient juré que le clavier avait appartenu à Michel Jarre: coquins, je les soupçonne d'avoir effrontément menti). A un moment, un autre s'entête dans une improvisation malvenue, il est abattu à coups de revolver; quelques oiseaux y passent aussi (par bonheur, ils sont en caoutchouc, dit l'écologiste que je suis). Superman intervient mais n'arrive pas à rétablr une ambiance sérieuse... Mais ne vous leurrez pas, derrière tout cela il y a un technique vocale et musicale en béton, et du vrai talent.
Côtoyer tous ces braves gens en dehors de la scène est un vrai régal, car on s'imprègne de l'amour qu'ils portent à leur travail et de leur enthousiasme. Que me reste à dire?
Découvrez Pietro Nobile à cette adresse.
Visitez The Eight Killers ici.
















