Lobita

Toute sorte d'accidents de parcours animent la vie d'une célibataire...

03 juillet 2008

La vie périlleuse des quadragénaires amoureux (1)

pommeQuadragénaire et amoureux, ce n'est pas si simple que vous croyez, mes amis. Ni tout rose. Voici quelques épisodes du feuilleton qui illustre la vie trépidante de Lobita.

Cliquez sur l'image pour découvrir un site sympa...

1er épisode - La Chute

Lobita se rend à un rendez-vous d'amour, joliment pomponnée et vêtue d'une robe courte (qui est censée mettre en valeur ses gambettes dodues). A quelques mètres du but, le téléphone portable sonne. Considérez les facultés intellectuelles d'une femme en fin de quarantaine (eh oui, >sigh<), déjà obnubilées par la chaleur épaisse, le système hormonal défaillant et le nuage rose du sentiment: marcher, ayant en même temps une conversation téléphonique, ça fait trop de choses à gérer. Lobita s'étale au sol et se relève durement esquintée, un hématome géant du genou à la cheville.d3_copie

La suite aux prochains épisodes...

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26 juin 2008

Cadeau pour tous

Un cadeau pour tous, car je suis heureuse (cliquez sur l'image pour déguster une vraie perle)

lovefood



Hier, nous étions  au bord d'un bassin. Nous observions les nombreuses pétales de rose qui flottaient doucement à la surface de l'eau... ...lorsque nous nous sommes aperçus qu'un garçonnet laissait tomber les pétales, du haut d'une terrasse, sur une fillette qui se baignait....





Cette image représente, d'une façon  un peu naïve et maladroite, le lien (si important pour moi) entre la tendresse et la nourriture physique.

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23 juin 2008

La sonnambula

E cu 'a scusa ch'è na sunnambula,
chesta bambola, nèh, che fa?
(Renato Carosone)

Histoire de l'errance nocturne d'une mauvaise dormeuse...

Elle chemine le long des rues désertes de son quartier, en direction de la banlieue. Pardon: à Genève, il est interdit d'appeler banlieue la banlieue: ce sont des "communes voisines", qui ont peu à peu fusionné avec la grande ville. Les buildings font place aux vieilles maisons basses; Lobita continue... et se perd. Elle repère la silhouette sombre des montagnes, sachant qu'à quelques mètres de là ça doit être la frontière et la France.maison_coloniale

Un étrange petit château blanc, décoré de frises colorées. Jamais rien vu de semblable en Suisse: Lobita se croît transportée dans la petite ville mussolinienne de son enfance, où les bourgeois avaient fait construire des maisons en style colonial. Est-ce qu'elle se déplace dans l'espace ou dans le temps?

A l'entrée d'un ancien jardin, une fouine contourne rapidement un pilier de vieilles briques. Puis le reflet blafard des réverbères éclaire un bâtiment carré, semblable à une grande maison au toit pointu: la mairie du village.

Plus loin, à sa gauche, la masse sombre d'un parc. A travers de grillages, qu'un petit enfant pourrait escalader, des allées proprettes en gravier, des tonnelles et des arcades de verdure.floral

...et une construction. On dirait une maison, en brique, à deux étages; mais c'est une maison aux énormes fenêtres sans vitres, c'est une maison sans toit. Est-elle en construction? Rien n'indique l'existence d'un chantier en cours. Un regard à l'intérieur révèle ce qui ressemble à un bassin. On dirait qu'on a voulu récréer la structure d'un bain thermal romain. Mais qui? pourquoi? Et  comment ici, à la  lisière de Genève?  thermes_copie



Une passerelle  étroite  se perd  dans l'ombre d'un quartier encore plus sombre et campagnard. Lobita aperçoit un toit, un clocher. Elle n'en croit pas ses yeux: c'est bien un clocher en bois, c'est bien une croix orthodoxe.

Lobita dans le jardin de la petite église en bois, qui est peut-être arrivée de Sibérie, à cheval d' une nuée. A la faible lumière qui émane de la rue voisine, quelque chose qui ressemble à un panneau; ça pourrait être la carte géographique d'un pays, mais elle est reproduite sur un support transparent.

eglise

La Roumaine? Mais que sont ces symboles bizarres, dont la carte est clairsemée: on dirait parfois des tibias croisés; Lobita ne comprend pas le roumain, mais  reconnaît des racines latines, parentes de "concentrer", "exterminer"; pire, des racines russes: "gulag".

C'est une géographie de douleur, une géographie de massacre que cette carte illustre, et une petite inscription en français le confirme: c'est l'histoire de la lutte des chrétiens roumains contre le matérialisme soviétique, qui voulut anéantir tout ce qui était spirituel.

porcupine

Lobita est bouleversée; et pourtant, à la sortie du  jardin, de gentilles  créatures viennent à sa rencontre: un hérisson affairé, puis une petite étoile qui se balance au bout d'une feuille - un ver luisant. Tout est là pour rappeler l'invincibilité de la vie. Et Lobita se sent mystérieusement heureuse.

C'est le matin à présent. est-ce que les lieux que j'ai vu la nuit dernière existent? Vaut-il vraiment la peine que je vérifie?

Car si l'ange qui veille sur mes nuits transforme mes pas en pèlerinage, comment ma volonté consciente ferait mieux...

Ce billet est tout particulièrement dédié à Dim, sans lequel mon projet de film pour IBJ n'aurait jamais vu le jour.

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28 février 2008

A rebours

Comme toujours, lorsque les événements se bousculent, je me mets à raconter les choses à l'envers.

C'est comme défaire un tricot un peu trop serré, ça me détend et me repose.

Alors: aujourd'hui vers sept heures du soir, j'ai rencontré une jolie et douce blonde, qui pourrait être Athena dans mon projet pour Coelho.

Ce matin, avec les Mouflets (qui ressemblent de plus en plus à des jeunes hommes!) nous avons trié les images qui composeront notre projet pour le concours Genève Internationale. Ils m'ont également fait découvrir ceci

Hier, j'ai été dans le Jura pour rencontrer les camarades d'A Rocha Suisse: depuis la terrasse, nous voyons le Léman moiré par les nuages et Genève tout petit, au fond. Beaucoup de beaux projets,
notamment un week-end estival dans la reserve naturelle de la Pierreuse

Mardi soir, j'ai rencontré une association d'éclairagistes passionnés, qui s'intéressent à mes projets de film. Eux aussi m'ont fait découvrir quelque chose

Lundi soir, je me suis couchée à 9 h et j'ai dormi.

Dimanche, avec le petit ensemble Pierre de Lune, j'ai chanté dans une petite église lausannoise. Autour, un charmant quartier de vieilles maison (une d'elles s'appelait L'Alouette et avait une minuscule bambouseraie peuplée d'oiseaux qui gazouillaient). Dedans, une fresque étonnante, une Cène où les Apôtres ressemblaient aux bergers des Alpes Suisses.

Samedi, c'est au vieux Temple des Eaux-Vives que nous chantions. La soirée fut très douce, grâce à un spectateur très spécial. ;-)

Un jour de la semaine passée, un jeune cinéaste Togolais est venu m'offrir son regard et sa caméra, pour mon projet.

Et tout le reste se brouille... bonne nuit, vous tous que j'aime...

 

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25 février 2008

Ah, que la vie du blogueur est dure

Les amis blogueurs me donnent du boulot!
Voici Wictoria qui me "tague" sur son blog, et j'ai encore dû lui demander ce que ça signifie "taguer" (!!! Ringarde que je suis).
Son tag implique un règlement que voici:

Règle 1 : Rappeler le lien de la personne qui vous a taguée
Règle 2 : Préciser le règlement sur son blog 
Règle 3 : Mentionner six choses sans importance sur soi
Règle 4 : Taguer six personnes en mettant leur lien
Règle 5 : Prévenir ces six personnes via leurs blogs respectifs

J'obéis; et pour bien faire mon devoir, je choisis 6 choses (pour moi) tellement dépourvues d'importance, que  je peux même rebaptiser le quiz "6 choses dont je me fous éperdument".

1. Le patronyme qui accompagne mon nom de famille dans certains documents (genre De Machin).

2. Le parchemin qui atteste que je suis Docteur ès Lettres (à moins  que quelqu'un que je pense ne veuille jouer au docteur avec moi...).

3. Mon poids pas très canonique (j'adore manger! A mort Weight-Watchers).

4. Les marques blanches des chaussettes et du pantalon court sur mon bronzage de randonneuse.

5. Ma voiture (je m'en fous tellement, que je n'en ai pas!).

6. Le nombre d'années que j'ai vécu: 46, et le nombre d'années qui me reste à vivre (????? donnée non communiquée).

Je venais  juste de finir ce travail,  et voilà que Jef me "refile un tag", dit-il.

Mentionner 6 choses/habitudes/tics importants sur vous-même

c'est à recommencer!

1. Au mois de mai, chaque matin, je vais à la fenêtre de la cuisine pour vérifier si le rouge-queue est venu reprendre possession de son petit nid, caché dans la niche derrière le store. Il est revenu 6 ans d'affilée... Puis je regarde les écureuils qui sautent d'une branche à l'autre dans l'ancien jardin d'à côté et pense: "Quel bonheur, ils sont encore là".

2. Dès que j'ai un peu de temps, j'essaie de me souvenir de quelque chose d'amusant qui se serait passé dans mon entourage, et je téléphone à Maman: pour la faire rire...

3. Je suis une grande accro des petits messages d'amour: il m'en faut un tous les jours, autrement je passe aux réclamations :-(

4. Je ne vis pas sans odeurs: je frotte mes mains contre les bavures des troncs des sapins, je m'arrête près des ateliers de boulangerie au moment ou les petits pains sortent du four, je plonge le visage dans les vêtements que les gens que j'aime laissent traîner.

5.  Quand je passe devant une église catholique, j'entre-ouvre timidement la porte; si je constate que l'église est vide, je rentre et reste un long moment assise sur un banc, dans cette pénombre si spéciale.

6. Avant de dormir, emmitouflée jusqu'au nez dans mon edredon, je regarde un instant les tissus qui cachent mon plafond: un sari brodé bleu et or et une grande pièce de soie bleu chatoyant. Je pense aux tentes des nomades et au ciel au-dessus d'un bâteau, à la mère de mon enfance. Je m'endors.

Et pour finir, mes six victimes seront G.Mike, Rosie, Nina, Jipes, Bernard Joffroy et Dim.

Ouf! Terminé!  ;-)

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14 février 2008

Canard chauffard

Regardez-moi ce dangereux chauffard! J'espère qu'il a reçu l'amende méritée.
Non mais quel culot!
duck

Il n'y a plus de respect. :-(


P.S. ... et si c'était le vilain petit canard d'Andersen, en train de prendre des vacances?

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12 février 2008

Les truites amoureuses

chute_trites_copie

Ce que vous voyez est... un escalier à truite! Oui, en Suisse nous compensons le fait d'avor trop domestiqué nos rivages (et quasiment supprimé la beine littorale) par la construction de ce type de structure. reflet3_copie






Elle permet à la petite truite amoureuse de remonter la rivière et s'en aller tranquillement frayer à l'ombre des collines. Les alevins pourront ainsi grandir loin des bords du lac, peuplés d'oiseaux affamés...

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10 février 2008

Cadeau du soir

reflet_copieJe rentrais du site de La Sauge (roselière lacustre). Je longeais un canal secondaire de la Broye.
Dans la forêt à ma droite, les flammes orangées du soir s'étaient éteintes d'un coup, lorsque le soleil avait disparu derrière les crêtes du Jura. Les aigrettes blanches allaient bientôt dormir, ainsi que le lièvre que j'avais effrayé.
Tout à coup, j'aperçois un éclat d'un bleu irréel, dans l'ombre du canal. J'épie les buissons près du bord: je ne me suis pas trompée, et bientôt il revient vers moi en volant bas, pour mieux me montrer l'éclat fantasmagorique de sa livrée: un martin-pêcheur, un des plus beaux oiseaux d'Europe!
Peu après, la campagne est couleur cendre, et la surface immobile du lac rouge pourpre.

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21 mars 2007

Zorro est arrivé

01_PigeonCe matin, réunion des co-propriétaires de mon immeuble.

Je m'attends à un blabla soporifique, mais découvre qu'un noyau de voisins s'est armé pour la traditionnelle offensive contre l'ennemi publique n. 1, le PIGEON.

Ce plumitif est indiscutablement effronté (cliquez sur l'image pour visiter le site d'où elle est tirée)... mais mes troglodytiques voisins parlent de pièges, de filets, de tirs! Aaaaarrrggghhh! Assassins!

Ici Lobita sort de sa torpeur, du "Z" des ronflements au "Z" de  Zorro. D' abord, elle harangue les foules et administre aux barbares une leçon d'ornithologie. Savez vous que notre jardin est peuplé de créatures charmantes et délicates, telles que: geais des chênes, bergeronnettes des ruisseaux, rouge-queues, mésanges, rouge-gorges, sittelles torchepot, ramiers...je m'embrouille un peu sur les noms de certaines espèces, tant pis, les vandales n'y comprennent rien. Savez-vous qu'ils vont TOUS crêver dans vos filets, hein? J'ajoute encore un faux détail à grand effet psychologique: notre jardin abriterait une espèce d'oiseau, la fauvette, dont le nom latin est égal à mon prénom! Ce sont des bobards -jamais vu de fauvette chez nous -  mais quel impact sur les ignares.

Croyez moi: si vous voulez que les pigeons aillent faire caca ailleurs que sur vos géraniums, et que les  créatures charmantes et colorées continuent à égayer vos petits déjeuners, voici une adresse qui vous donne tous les bons tuyaux.

Z

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29 janvier 2007

Blanc sur blanc

Photo069Photo071

Le furet Parsifal découvre la neige (il est né le 31 mai de l'an dernier, donc ne connaissait pô...).
La joie a été telle, que plus tard à la maison, alors que j'allais lui servir quelques croquettes, il a sauté à  pattes jointes dans le bocal.
Résultat:  500 gr de croquettes sur le parquet, ça décore...Photo072

Photo073Puis le drame éclate: en nettoyant, je découvre les deux victimes, cachées dans un coin derrière le lit dans la chambre où Parsifal est logé. Ce sont mes deux nounours préférés, que le coquin a enlevé et soigneusement planqué - avec quels sombres desseins?
Décidément, je vais informer sa maîtresse qu'il a besoin d'une copine...Photo063

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