Lobita

Toute sorte d'accidents de parcours animent la vie d'une célibataire...

28 février 2008

A rebours

Comme toujours, lorsque les événements se bousculent, je me mets à raconter les choses à l'envers.

C'est comme défaire un tricot un peu trop serré, ça me détend et me repose.

Alors: aujourd'hui vers sept heures du soir, j'ai rencontré une jolie et douce blonde, qui pourrait être Athena dans mon projet pour Coelho.

Ce matin, avec les Mouflets (qui ressemblent de plus en plus à des jeunes hommes!) nous avons trié les images qui composeront notre projet pour le concours Genève Internationale. Ils m'ont également fait découvrir ceci

Hier, j'ai été dans le Jura pour rencontrer les camarades d'A Rocha Suisse: depuis la terrasse, nous voyons le Léman moiré par les nuages et Genève tout petit, au fond. Beaucoup de beaux projets,
notamment un week-end estival dans la reserve naturelle de la Pierreuse

Mardi soir, j'ai rencontré une association d'éclairagistes passionnés, qui s'intéressent à mes projets de film. Eux aussi m'ont fait découvrir quelque chose

Lundi soir, je me suis couchée à 9 h et j'ai dormi.

Dimanche, avec le petit ensemble Pierre de Lune, j'ai chanté dans une petite église lausannoise. Autour, un charmant quartier de vieilles maison (une d'elles s'appelait L'Alouette et avait une minuscule bambouseraie peuplée d'oiseaux qui gazouillaient). Dedans, une fresque étonnante, une Cène où les Apôtres ressemblaient aux bergers des Alpes Suisses.

Samedi, c'est au vieux Temple des Eaux-Vives que nous chantions. La soirée fut très douce, grâce à un spectateur très spécial. ;-)

Un jour de la semaine passée, un jeune cinéaste Togolais est venu m'offrir son regard et sa caméra, pour mon projet.

Et tout le reste se brouille... bonne nuit, vous tous que j'aime...

 

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25 février 2008

Ah, que la vie du blogueur est dure

Les amis blogueurs me donnent du boulot!
Voici Wictoria qui me "tague" sur son blog, et j'ai encore dû lui demander ce que ça signifie "taguer" (!!! Ringarde que je suis).
Son tag implique un règlement que voici:

Règle 1 : Rappeler le lien de la personne qui vous a taguée
Règle 2 : Préciser le règlement sur son blog 
Règle 3 : Mentionner six choses sans importance sur soi
Règle 4 : Taguer six personnes en mettant leur lien
Règle 5 : Prévenir ces six personnes via leurs blogs respectifs

J'obéis; et pour bien faire mon devoir, je choisis 6 choses (pour moi) tellement dépourvues d'importance, que  je peux même rebaptiser le quiz "6 choses dont je me fous éperdument".

1. Le patronyme qui accompagne mon nom de famille dans certains documents (genre De Machin).

2. Le parchemin qui atteste que je suis Docteur ès Lettres (à moins  que quelqu'un que je pense ne veuille jouer au docteur avec moi...).

3. Mon poids pas très canonique (j'adore manger! A mort Weight-Watchers).

4. Les marques blanches des chaussettes et du pantalon court sur mon bronzage de randonneuse.

5. Ma voiture (je m'en fous tellement, que je n'en ai pas!).

6. Le nombre d'années que j'ai vécu: 46, et le nombre d'années qui me reste à vivre (????? donnée non communiquée).

Je venais  juste de finir ce travail,  et voilà que Jef me "refile un tag", dit-il.

Mentionner 6 choses/habitudes/tics importants sur vous-même

c'est à recommencer!

1. Au mois de mai, chaque matin, je vais à la fenêtre de la cuisine pour vérifier si le rouge-queue est venu reprendre possession de son petit nid, caché dans la niche derrière le store. Il est revenu 6 ans d'affilée... Puis je regarde les écureuils qui sautent d'une branche à l'autre dans l'ancien jardin d'à côté et pense: "Quel bonheur, ils sont encore là".

2. Dès que j'ai un peu de temps, j'essaie de me souvenir de quelque chose d'amusant qui se serait passé dans mon entourage, et je téléphone à Maman: pour la faire rire...

3. Je suis une grande accro des petits messages d'amour: il m'en faut un tous les jours, autrement je passe aux réclamations :-(

4. Je ne vis pas sans odeurs: je frotte mes mains contre les bavures des troncs des sapins, je m'arrête près des ateliers de boulangerie au moment ou les petits pains sortent du four, je plonge le visage dans les vêtements que les gens que j'aime laissent traîner.

5.  Quand je passe devant une église catholique, j'entre-ouvre timidement la porte; si je constate que l'église est vide, je rentre et reste un long moment assise sur un banc, dans cette pénombre si spéciale.

6. Avant de dormir, emmitouflée jusqu'au nez dans mon edredon, je regarde un instant les tissus qui cachent mon plafond: un sari brodé bleu et or et une grande pièce de soie bleu chatoyant. Je pense aux tentes des nomades et au ciel au-dessus d'un bâteau, à la mère de mon enfance. Je m'endors.

Et pour finir, mes six victimes seront G.Mike, Rosie, Nina, Jipes, Bernard Joffroy et Dim.

Ouf! Terminé!  ;-)

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19 février 2008

Des conteurs et des rois

Comment suis-je arrivée ici? C'est encore une fois ma passion pour les contes et les histoires qui m'amène. Hans Christian Andersen, l'un de mes auteurs préférés, a séjourné à cet endroit perdu de mon pays:  pour y puiser son inspiration. Il  a écrit une pièce, Agnès et le Triton, où il commence à développer le thème de l'amour et de l'immortalité, thème qu'il reprendra dans La petite Sirène.

int_4

Un petit train régional m'a transportée de plus en plus haut, jusqu'à une petite ville; là, j'ai trouvé sans trop de difficulté mon chemin jusqu'au fond d'une vallée, une parois rocheuse fendue, un "V" étroit placé trop haut pour être un col.

Le lieu n'est pas spectaculaire, mais si on prend la peine d'entrer dans le petit musée et descendre quelques marches, bercé par la voix d'un guide, on remonte le temps.

Le petit ruisseau clair totalement banal, qu'on a longé pour arriver, pénètre dans la terre et y forme une chûte souterraine et profonde; tout un monde s'est peu à peu construit dans la grotte, un monde ancien, oublié... Cliquez sur la photo à gauche pour en apprendre plus...

Le soir même, une autre histoire que j'aime, celle du Roi David, m'a été contée par une voix qui m'est bien familière, mais qui étonnamment me parlait depuis une scène de théâtre .David_Goliath

David, le berger roi, l'homme lascif, l'auteur des Psaumes. David, dont la descendance sera marqueé par le viol et le fratricide, et qui pourtant devint l'un des ancêtres de Jesus-Christ. Il m'est arrivé de penser que Caravaggio, dans son célèbre tableau, avait représenté les deux faces d'une même personnalité. Connaissez-vous Le Roi David de Honegger? Cliquez sur l'image à droite...

Et ma propre histoire? Elle aussi continue. La vie me surprend, et cette fois c'est en bien. Non, ici il n'y aura pas de clic pour en savoir plus, j'ai mes petits secrets... :-)

 

 

 

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14 février 2008

Canard chauffard

Regardez-moi ce dangereux chauffard! J'espère qu'il a reçu l'amende méritée.
Non mais quel culot!
duck

Il n'y a plus de respect. :-(


P.S. ... et si c'était le vilain petit canard d'Andersen, en train de prendre des vacances?

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12 février 2008

Les truites amoureuses

chute_trites_copie

Ce que vous voyez est... un escalier à truite! Oui, en Suisse nous compensons le fait d'avor trop domestiqué nos rivages (et quasiment supprimé la beine littorale) par la construction de ce type de structure. reflet3_copie






Elle permet à la petite truite amoureuse de remonter la rivière et s'en aller tranquillement frayer à l'ombre des collines. Les alevins pourront ainsi grandir loin des bords du lac, peuplés d'oiseaux affamés...

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10 février 2008

Cadeau du soir

reflet_copieJe rentrais du site de La Sauge (roselière lacustre). Je longeais un canal secondaire de la Broye.
Dans la forêt à ma droite, les flammes orangées du soir s'étaient éteintes d'un coup, lorsque le soleil avait disparu derrière les crêtes du Jura. Les aigrettes blanches allaient bientôt dormir, ainsi que le lièvre que j'avais effrayé.
Tout à coup, j'aperçois un éclat d'un bleu irréel, dans l'ombre du canal. J'épie les buissons près du bord: je ne me suis pas trompée, et bientôt il revient vers moi en volant bas, pour mieux me montrer l'éclat fantasmagorique de sa livrée: un martin-pêcheur, un des plus beaux oiseaux d'Europe!
Peu après, la campagne est couleur cendre, et la surface immobile du lac rouge pourpre.

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07 février 2008

Colombes et papillons

bioPapillon de nuit ou colombe (cliquez sur les photos pour visiter son site), ellecolombe257 s'est laissée attraper un instant hier soir, lorsque je lui ai parlé  de mon projet de film autour du roman de Coelho. Elle m'a épatée par son  ouverture d'esprit et son extraordinaire intuition:  après quelques mots échangés autour du scénario, ne connaissant presque rien du livre, elle imaginait déjà une envoûtante choréographie, parlait de l'univers nomade, et me disait:  "oui, il faut valoriser cette puissance féminine".
Quant au calligraphe que nous connaissons en commun, acceptera-t-il de collaborer avec nous?

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Ce matin, mes mouflets (... qui grandissent!) avaient le cafard. Nous avons réalisé ensemble un reportage sur l'Agenda 21, que nous présenterons au concours Genève Découverte. Qu'est-ce qui les tracasse? Leur travail, jugé magnifique par les adultes qui le visionnent, n'est pas compris par les adolescents de leur âge.

Mes élèves n'ont pas le style qui rend un jeune populaire aux yeux de ses camarades; ils ne sont pas du genre crâneur, ont une attitude scolaire (quelle honte), ne portent pas de vêtements de marque. Quelques-uns ont déjà été les boucs émissaires des racailles de l'école. Je sais: l'indigestion médiatique de rap et la mauvaise psychologie (qui se montre complaisante envers les violents) ont imposé une véritable inversion des valeurs: de nos jours, la réussite est une honte.
Avant même que je puisse répondre, l'un d'eux prend la parole et dit aux autres que si notre atelier existe, c'est bien pour donner une chance à ceux qui d'habitude se cachent de s'exprimer, à ceux qui rasent les murs de se mettre en valeur.

Là, plus rien ne m'arrête et j'ajoute: "Nous ne sommes pas là pour reproduire ce que la société fait déjà tout le temps: mettre systématiquement en avant les mêmes gens, même lorsqu'on sait que ce sont de gros cons".

C'était un beau dérapage langagier pour une enseignante, mais la situation le méritait.

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05 février 2008

Coucou depuis l'ascenseur de verre

Mes deux derniers projets de film engloutissent mes week-ends et ce n'est pas de la fatigue, ni du stress, que cela me cause: c'est le bonheur.
J'ai l'impression que le muscle de l'imagination,  qui s'atrophie au fil de la routine des semaines de travail (relativement) régulier, reprend souplesse et vigueur, se gonfle; pendant mes congés, la petite bulle de rêverie occasionnelle s'amplifie et devient ascenseur de verre... (vous connaissez Roald Dahl, j'espère!)
Et loin de me fatiguer, j'ai l'impression de faire une cure! Qui a écrit que le rêve guérit les blessures subies pendant la veille? Certainement, un génie.
C'est d'ailleurs le message que j'aimerais donner à travers le court-métrage que je prépare pour le projet Pangea.
Et vous, ça va? Je vous embrasse tous.

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01 février 2008

Le team parfait

Voici les trois héros du concours vidéo de Parallels.
IMG_6611

Légende: je suis au milieu... le jeune homme à ma gauche (le Martiniquais Marc Ozonne) a accouché de l'"idée" sur laquelle le script se base; la jeune femme en vert (Kate Bradshaw) a retouché le script grâce  à son expérience dans l'édition, puis prêté sa jolie voix à l'accent irréprochable. C'est elle qui a eu la géniale idée de mettre Marc en contact avec moi.
A noter que le stand de Parallels, équipé de notre court-métrage, a reçu le premier prix des exposants au colloque de San Francisco! Pas mal hein? ;-)
De cette expérience je retiens moins le trophée et les prix, que le petit miracle d'une collaboration réussie.

Posté par irene61 à 19:15 - images et images - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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