07 juillet 2006
Création
Chers amis lecteurs et visiteurs, Lobita part en voyage
du 8 au 24 juillet...
Je vous laisse en compagnie de mon dernier montage, qui sera présenté après l'été.
L'inspiration me vient cette fois du beau texte poétique du Psaume 104 (Ancien Testament). L'auteur du psaume reprend en toute liberté quelques passages du livre de la Genèse, et recrée avec élan et originalité la grande fresque de la Création.
La Création de notre petite planète: oui, celle que nous nous acharnons patiemment à détruire jour après jour.
Stylistiquement, je me suis efforcée de fusionner les techniques de la peinture et de la vidéo, et de trouver un équilibre entre les deux. Un étayage indispensable à mes images m'a été fourni par la belle musique de Dim et de Jipes.
05 juillet 2006
La vérité sort de la bouche des mouflets
Adieu les Mouflets; comme chaque année, l'été vous emporte, et je ne sais pas si je vais jamais vous retrouver.
Ce moment me rappelle toujours un poème, qui figurait sur la dernière page de mon livre de quatrième primaire, intitulé "Passaggio" (passage). Le poème décrivait simplement le passage d'une petite bande de canards sur une plage déserte; les animaux avançaient tranquillement, entre le rugissement des vagues et la chaleur du sable brûlant, puis disparaîssaient, en laissant comme seule trace une foule de petite empreintes en forme de croix.
A l'école primaire, je ne pouvais saisir ni l'allégorie de la vie humaine, ni la connotation funèbre des traces en forme de croix - et je n'avais pas l'intuition que ce poème traduisait si bien le blues de la maîtresse d'école, quand la classe quitte pour la dernière fois la salle de cours.
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Dernières paroles de Mouflet:
"J'aime tous les animaux. Et j'aime Walt Disney, car c'est Disney qui m'a fait aimer les animaux. " (quelle lucidité!)
(A la maîtresse, alias Lobita) "En fait, toi tu es grande, mais tu es petite."
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Allez, le poème en entier, version originale. Que ceux qui lisent l'italien se régalent.
Lungo
la spiaggia di sabbia fine,
sull'orlo di un mare
a pecorelle,
lento procede in triplice fila
un branchettino di paperelle.
Vanno di passo regolare
come un collegio di chierichini,
girano solo la testa,a beccare
pallidi insetti salterini.
Dietro c'è un mare che freme selvaggio,
sopra c'è un sole che avvampa in leone.
Restano,a traccia del lieve passaggio,
tante crocette a fior del sabbione.
(Diego Valeri, Poesie piccole)
02 juillet 2006
Nous l'avons fait
Oui, vendredi soir
...nous avons chanté le splendide Stabat Mater de Giovan Battista Pergolesi, en entier.
Attention: dans ce billet, comme dans bien d'autres, chaque mot en couleur est un lien vers un autre site.
Huit femmes, divisées en voix aigues et voix graves: Pergolesi disposait certainement de chanteurs féminins et masculins, mais les contraltos masculins sont rares à nos latitudes - alors qu'on en trouve fréquemment, par exemple, en Grande Bretagne. Et le soprano masculin est devenu introuvable, depuis que Napoléon a interdit la - glups - castration des jeunes garçons. Il faut dire que seuls quelques passionnés regrettent cette pratique plus que cavalière.
Toutes les voix de solistes de notre ensemble n'étaient pas techniquement à la hauteur, mais notre engagement a semblé toucher le publique, qui paraissait ému.
Les choeurs étaient décidément d'un bon niveau: nous avons effectivement choisi de chanter en choeur le morceau 1 "Stabat mater", la deuxième partie du morceau 5 "Quis est homo", le merveilleux 7 "Fac ut ardeat" et l'inévitable "Amen".
Un petit bout de curiosité musicale: cet Amen a servi à Milos Forman pour clôturer dignement le premier chapitre du long flashback de Salieri, dans le film Amadeus. Ce sont effectivement les notes conclusives de ce morceau qu'on entend au service funèbre du vieux Salieri, le père de celui qui deviendra le médiocre et envieux rival du grand Mozart.
Mais tout ceci n'est qu'un film, tiré de la pièce de théâtre de Shaffer. Cliquez ici pour connaître la version historique des faits... (ou là : très belle page, très exhaustive, mais en anglais).





















