Lobita

Toute sorte d'accidents de parcours animent la vie d'une célibataire...

31 mai 2006

Dreams

C'était le titre d'un célèbre film de Kurosawa. Cliquez sur le nom du réalisateur pour lire l'intrigue...

Tant de questions m'ont été posées à cause de mon précédent billet, que j'ai eu envie de consacrer un deuxième billet aux rêves.

Il faut que vous sachiez que depuis ma plus tendre enfance, j'ai souffert d'insomnie. Au cours des dernières années, j'ai découvert le monde chaud et lumineux de l'ancienne foi, et mes nuits sont plus calmes; toutefois, l'insomnie reste ma plus grande hantise, le sommeil et les rêves mon activité préférée.

Ben oui, rêver, c'est produire un film fantastique en quelques heures, et sans budget! Quelle situation plus désirable pour une vidéaste?

J'en suis arrivée à me persuader que le Paradis ressemble à une sorte d'état onirique ininterrompu.

Je n'ai jamais pu crocher sur les interprétations psychanalytiques des rêves, auxquelles je préfère les interprétations personnelles; j'ai néanmoins pensé à ceux qui aimeraient approcher le mystère du sommeil (et des rêves) de façon scientifique. J'ai déniché une adresse qui semble intéressante: Bibliographie du sommeil.

Bonne lecture.

Par ailleurs, il existe tellement de manières de regarder et vivre les rêves...  Voici quelques exemples.


Le rêve comme vie parallèle

http://art.shwing.com/data/542/4Gustave_Moreau_Salom.jpg

La peinture ci-dessus est de Gustave Moreau, un clic sur l'image vous permettra de visiter l'article de Wikipedia consacré à ce peintre de l'or sombre.

Un conte de Théophile Gauthier,  La morte amoureuse, illustre très bien cette conception du rêve.

Vous pouvez cliquer sur le titre pour lire le résumé de l'histoire. Romuald, jeune prêtre, rêve de vivre à Venise, entouré de luxe, en compagnie d'une somptueuse courtisane; puis, peu à peu, l'axe de la réalité s'incline et c'est un aventurier vénitien qui rêve d'être un jeune et modeste prêtre. Qui dort, qui veille? Qui est réel?

Plus simplement

L'image “http://f4bscale.worldonline.co.uk/Squirrel%20superman.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

Alberto Moravia semble expliquer le monde du rêve de façon plus simple et matérialiste, mais intéressante et résolument littéraire.

Son personnage Rico, protagoniste du roman "Moi et lui" (absolument hilarant: à ne pas manquer), nous en parle. Les rêves seraient fabriqués selon la technique du collage, à partir de "matériaux de récupération": exactement comme les scénarios et les personnages des bandes dessinées! Personnellement, j'ajouterai: comme les scénarios des mauvaises séries télévisées, qui pastichent également toute sorte de situations tirées de classiques du cinéma.

(à propos de plagiat et de pastiche: Squirrel Superman n'est pas ma création, il est issu de ce site)

Le rêve prophétique.

Le rêve de Jacob

Vous apprendrez tout sur cet homme, il suffit de cliquer sur l'image: il s'âgit de Jacob, également appelé Israël - l'ancêtre des Hébreux -,  que le peintre Ribera représente ici en train de rêver. Car on a parfois l'impression que les étapes déterminantes du destin de cet homme se sont déroulées dans ses rêves, plus  que dans la vie réelle. En rêve, Jacob reçoit la vision qui le revèle à lui-même: l'escalier montant jusqu'au ciel! Et c'est en pleine nuit qu'il se bat contre un être mystérieux, auquel il parvient à briser une jambe aux premières lueurs de l'aube... pour se retrouver, lui, Jacob, avec une jambe brisée. Est-ce contre lui-même qu'il s'est battu?

Joseph, fils de Jacob, aura un rêve prophétique qui semble indiquer sa suprématie sur ses frères; naïvement, il leur en parle le lendemain, en déchainant leur jalousie et leur haine. Les frères vont le livrer aux marchands d'esclaves, qui le traînent jusqu' en Égypte. Là-bas, Joseph deviendra le puissant conseiller de Pharaon et ses onze frères, obligés par la famine à le rejoindre, lui seront soumis. Leur mauvaise conduite aura ainsi provoqué la réalisation du rêve, alors qu'ils voulaient justement l'empêcher. Une fois réunis, Joseph et ses frères engendreront les douze tribus d'Israël et jetteront les bases du destin des Hébreux: un peuple qui vit plus ou moins paisiblement en exile, en attente d'une terre promise qui toujours se dérobe, solidaire dans la différence et persécuté.

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30 mai 2006

Un 30 mai

Un 30 mai il y a bien de siècles, une fille de 19 ans fut brûlée vive sur la place du marché de Rouen. Le principal chef d'accusation retenu contre elle: avoir porté des vêtements d'homme.

Elle s'appelait Jehanne.

En honneur de cette fille héroïque, qui a enflammé (ce n'est pas un jeu de mots de mauvais goût) mon imagination depuis mon enfance (je crois un jour avoir vu ce vieux film), je veux aujourd'hui écrire une page.


joan_of_arc_notre_dame
Il est vrai que Jehanne D'Arc refusa d'ôter son pantalon, par crainte de perdre sa virginité:  c'est ce qui la mena à sa perte. Faut-il y voir un méfait de plus d'un Christianisme asexué, pétrifiant et inhumain? La question est bien plus complexe que ça.

Jehanne d'Arc était bien plus qu'une petite croyante obtuse: de nombreux témoignages historiques prouvent qu'elle était extraordinairement intelligente. Interrogée par des docteurs de l'Église, elle sut leur tenir tête, avec ruse et audace.

Jehanne avait une vocation singulière, incompatible avec une vie de femme, telle qu'on la concevait à son époque (et affirmer que le rôle social de la femme était déterminé par le Catholicisme serait faux et réducteur: dans la civilisation grecque et romaine, les femmes n'avaient guère plus d'autonomie). Pour cela Jehanne repoussa un jeune homme qui voulait l'épouser, et sut se défendre lorsqu'il fit appel à la justice.

Plus tard, elle vécut la vie des hommes, en dormant dans des campements, entourée de soldats. Si elle avait eu des relations avec un homme, on aurait pu la soupçonner d'avoir été la maîtresse de tous ses célèbres Compagnons. Elle aurait ainsi irrémédiablement perdu son charisme, pour devenir aux yeux des gens une vulgaire putain. 

Or, Jehanne était trop imprégnée de sa vocation d'héroïne pour la sacrifier à quelques moments de plaisir sexuel.

Elle aurait pu se marier dans son petit village natal. Elle aurait dû oublier son rêve de bouter les Anglais hors de France et aurait passé le restant de ses jours à s'occuper du foyer et procréer. Avec un peu de chance, elle aurait survécu à son huitième ou neuvième accouchement.

Et là est pour moi la grosse question: si Jehanne avait préféré une vie moins dangereuse au foyer, son destin aurait été moins tragique, mais insignifiant.

Lorsque je pense au sort de Jehanne, je ne peux pas m'empêcher de l'associer à un autre destin tragique de femme, qui m'a profondément impressionnée: celui de Kalpana Chawla.

Kalpana Chawla périt dans l'accident la navette spatiale Columbia. La navette brûla au contact avec l'atmosphère, et ses occupants, comme autant d'Icares contemporains, brûlèrent aussi: je ne sais si cela se passa très vite, comme je l'espère, ou trop lentement.

Je me souviens avoir vu la mère de Kalpana à la TV: digne et fière, enveloppée dans son costume traditionnel indien, la goutte rouge peinte sur le front. Si Kalpana avait été comme sa mère, elle n'aurait pas quitté sa maison, ni troqué son sari contre un uniforme et son rôle de femme au foyer contre des ambitions masculines;  elle vivrait probablement encore. Et je ne pourrai certainement pas affirmer avec certitude qu'un vol dans l'espace vaut une mort affreuse et précoce.

Mais il existe des vocations singulières qui exigent une certaine prise de risque. Ne m'accusez pas d'être folle, incendiaire, dérangée, troublée par trop de lectures romantiques: la vie est précieuse, mais elle l'est d'autant plus lorsqu'on goûte à sa fragilité.

Le rêve que les médias nous inculquent: une existence longue, paisible, comblée de toute sorte de plaisirs, à l'abri du moindre imprévu... n'est-ce pas de toute façon un mensonge?

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29 mai 2006

Un jeu

chemin_secret1

Lorsque je fréquentais des cours de peinture, il y a des années, on m'a appris un jeu très stimulant; si vous aimez barbouiller une feuille de papier ou une toile de temps à autre, je vous le recommande.

Le jeu consiste en ceci: lorsqu'une image a pris forme et rempli le support qu'on avait choisi, on reprend une feuille ou une toile vierge, de même format; on y reproduit la même image, mais en la rapetissant, comme si on la voyait de très loin. Ensuite on reconstruit un environnement autour de cette image éloignée. On imagine un espace et des choses qui se trouveraient au premier plan, alors que notre premier sujet se trouverait à quelque 200-300 de mètres de nous.

J'ai fait l'expérience avec mon support de choix (qui est un fichier Photoshop 800x600) et l'image du chemin "secret", qui mène à mon domicile et que j'ai découvert quinze ans plus tard (je lui ai consacré un billet il y a quelques semaines).

Surprise! Au premier plan, un intérieur calfeutré, rassurant mais inanimé. Le genre d'environnement dans lequel on ne se blesse pas et on étouffe. L'image du chemin inconnnu s'y ouvre à travers les carreaux de la fenêtre,  comme une issue espérée.

Ce jeu donne vraiment beaucoup à réfléchir: vous me promettez de l'essayer?

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21 mai 2006

Rêve

C'est la première fois que je tente ce genre d'expérience: j'ai fait un rêve; comme (à peu près) toujours, mon rêve était extrêmement vivace et je m'en souviens très bien.

J'ai utilisé les outils photoshop pour recréer quelques images aperçues dans le rêve.

rovine2_copie
je ne suis pas sûre...

rovine3_copie

J'avais l'impression de survoler un champ de ruine, ou peut-être était-ce un quartier industriel abandonné, ou bien encore une ville ravagée par la guerre. Mais entre les tas de débris et les restes de structures architecturales devenues informes, j'apercevais des animaux magnifiques et bariolés; des paons, des panthères, des reptiles somptueux.

Mais que représente ce rêve? Ne serait-ce par hasard... ma vie?

rovine4_copie

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19 mai 2006

Une dernière des Mouflets

Révélation

colors

Lobita (la prof) veut aider les Mouflets à réaliser leur projet, construire un téléviseur géant, dans lequel ils pourront apparaître en vrai et jouer leurs sketches. Matériel: un énorme carton ayant contenu les pièces d'un meuble démonté; carton très consistent et dur.

Lobita: Voici le carton, on y a dessiné un grand carré. Maintenant, avec ce cutter (brandit l'outil) je découperai le carton...
Mouflette (fait un bond en avant, sérieusement inquiète): Non!
Lobita: Mais qu'est-ce qu'il y a?
Mouflette (très sérieuse): Un cutter, c'est dangereux. Il faut laisser faire ça à un adulte.

Moment de silence.

Lobita: mais Mouflette, je suis une adulte.
Mouflette (après longue pause): Ah bon?

(le pire, c'est qu'elle voit juste..)

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17 mai 2006

(petite?) victoire

casa2Vous vous souvenez des mouflets et de leurs extraordinaires trouvailles, linguistiques et plus? Si la réponse est non, allez voir dans mes archives de janvier 2006, jour 26...

N'en riez pas trop, car le film que j'ai réalisé avec eux cette année (leur scénario,casa31 leurs décors, leur jeu, mon montage et mes animations) a gagné un prix au festival international du film scolaire de Casablanca.

C'était l'histoire d'un voyage interplanétaire; les deux petits casa41astronautes, savamment guidés par les fillettes du groupe (en techniciennes de la tour de contrôle), surfaient d'une planète à l'autre, échappaient à une pluie de météorites, à des bouches géantes et affamées, étaient projetés dans l'espace par l'éternuement d'un nez géant, atterrissaient sur une autre planète au beau milieu d'un étrange match de foot (oùcasa51 des joueurs énormes écrabouillaient une équipe lilliputienne); attention, ces petits ont dans leur bagage  un robot semblable à celui du long métrage d'animation L'homme de fer... 

Qu'en pensez vous? Je crois qu'ils ont mérité leur prix...

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14 mai 2006

Offrez-vous un cadeau à quelqu'un

Faites une fois cette expérience. Si elle ne vous botte pas, la prochaine fois vous irez faire vote jogging ou boirez votre infusion à la valériane. Mais maintenant écoutez:

 

Au moment culminant d'une de ces journées qu'en langage courant on qualifie de pourries; de celles qui commencent avec une douche froide et un toast calciné, continuent avec un photocopieur en panne qui vous déchire des documents uniques, culminent avec l'aigreur qu'un collègue ou un client vient déverser sur votre petite personne, et risquent de se terminer tout à fait sur le même ton; accrochés à la barre métallique de votre bus entre deux autres passagers tout aussi maussades, vous avez une solution.

boite

Descendez au premier arrêt, visitez un grand magasin et achetez un cadeau.

Vous pouvez acheter un cadeau pour vous, en disant que vous vous récompensez de tout ce que la journée pourrie vous a dispensé.

Mais vous pouvez même faire mieux: acheter un cadeau pour quelqu'un d'autre. Testez l'effet, ça peux être magnifique. Pourquoi?

1. Si votre journée est irrémédiablement gâchée, la journée de celui qui recevra votre cadeau est peut-être sauvée. N'est-ce pas une consolation  de sauver la journée d'un autre lorsqu'on ne peut plus rien pour la sienne?

2. Si votre journée a été pourrie par des gens aigris qui vous ont fait payer leurs propres frustrations: vous, au moins, ne faites pas comme ces gens là, vous faites précisément le contraire. Joie de se distinguer.

3. La plupart des gens lorsqu'ils sont fâchés sont désagréables. Vous, vous êtes différent, vous êtes original!

4. Le plus fortiche est d'offrir le cadeau à la personne même qui vous a plus énervé. Vous l'étonnerez, la déstabiliserez, elle en sera tellement désorientée et ébahie que vous aurez droit à une fin de journée bien calme et silencieuse. En plus, vous aurez montré à cette personne que l' homo sapiens connaît d'autres façons d'agir que les arthropodes inférieurs: vous aurez ainsi accompli un exploit pédagogique.

5. Si finalement vous possédez la fibre altruiste, l'étincelle que vous verrez dans le regard de celui qui reçoit votre cadeau sera votre récompense.

Quant au choix du cadeau, ne vos inquiétez pas: dans cette société où tout est mis en boite, y compris nous, vous avez l'embarras du choix!

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13 mai 2006

Les deux mondes de Lobita

J'habite dans le même appartement depuis plus de 10 ans (je ne sais pas faire un calcul précis). C'est un lieu que j'aime et il est pratique, car je peux l'abandonner pendant 3 mois ou plus (ce qui m'est déjà arrivé) sans payer inutilement le loyer.

Depuis que j'ai déménagé ici, j'ai toujours emprunté le même chemin pour rentrer chez moi: vous savez, les habitudes.

chemin11

Bof.

chemin2bis

Or, depuis trois jours et ne me demandez pas pourquoi ni comment, j'ai découvert que je peux rentrer chez moi par ici:

à droite, en passant derrière les animaux bizarres... oui ces gros chats colorés en 2D, puis ...

chemin2bis


chemin4

par le petit portail, à travers les haies qui cachent les jardins mystérieux, les grandes maisons jaunes cossues semblables à de petits châteaux et invisibles depuis la route; et encore

chemin5

tout droit en zigzaguant entre les troncs des grands arbres; quel âge peuvent-ils avoir?


chemin6et de là à gauche vers le mur capitonné de mousse; un mur qui semble vouloir nous barrer la route

chemin7

puis encore à droite, à travers cette porte sans battant, est-ce la porte d'une maison qui a cessé d'exister?  Et pour finir voici l'allée toute droite, qui nous ramène vers le chemin familier, à quelques mètres seulement de mon immeuble

(Ça va? vous saurez trouver?)

Ça m'amuse terriblement, j'ai l'impression d'avoir changé de domicile, de réintégrer l'antre d'une fée à la place de rejoindre mon vieil appartement de toujours. Sur le chemin, je trouve des écureuils perchés sur des clôtures et des traces de (fouines ou renards?)  au sol.

Essayons d'esquisser une morale: parfois, notre vie devient un aller-retour sans fin sur des chemins battus, et nous nous disons qu'il n'y a plus rien d'intéressant à découvrir et plus aucune surprise possible; et en fait, quelques mètres plus loin, des opportunités inespérées, une autre réalité nous attendent...

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11 mai 2006

Un tigre dans la baignoire

tigre2 Je sortais pour aller travailler. Je l'a vu blotti derrière la benne de récupération des vieux vêtements, entre deux sacs à poubelle gris.

Vu et pris. Je trouve incroyable la facilité avec laquelle on se débarrasse d'un vieux jouet qu'on a aimé. Mais la négligence de certains fait le bonheur d'autres. tigre2

Ainsi, il a atterri chez moi; il est resté toute la journée derrière la porte (car je devais vraiment partir au plus vite!).

Le soir en rentrant, je me réjouissait de le retrouver. Comme il était tout sale, sa première aventure était un plongeon... dans ma baignoire.

Les tigres adorent l'eau. Après le bain, il est vrai, il était un peu chiffonné et tout dégoulinant.

tigre3Mais dites moi qu'il n'est pas mignon...

Ce tigre, je vais le garder précieusement; il arrive chez moi le jour où je prends une décision définitive: je veux que ma vie professionnelle soit consacrée aux enfants qui ont des difficulté à apprendre l'écriture, et je veux travailler avec eux sur l'invention et l'écriture de contes.

Ce tigre sera peut-être là pour accueillir les enfants et les faire sentir protégés, ce sera notre premier compagnon de jeux, notre inspirateur.

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09 mai 2006

Derrière les préjugés

Ne me regardez pas, c'est G.Mike qui m'a mise sur la piste des derrières masculins.

Tout a commencé avec un petite remarque que j'ai fait dans un billet précédent (Os de poulet). G.Mike s'est probablement senti interpellé et a réagi par une série d'interrogations inquiétantes sur la beauté du derrière des messieurs. Tracassée et tourmentée par la profondeur et l'importance de cette problématique, je me suis sentie obligée de trouver une réponse. Ce billet expose les premiers résultats de mes recherches. Je me rends compte que j'ouvre un dossier monumental et que je pourrais périr avant d'épuiser le sujet.

J'ai longtemps hésité avant de publier cette note, qui n'est pas tout à fait dans le style habituel de ce blog. Je me suis décidée à le faire dans un but purement socio-scientifique.

1. Le derrière des messieurs doit être bien traité, car il a une âme et des sentiments.

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C'est ce que nous prouve Wilhelm Busch dans le deuxième volet de sa trilogie, dédiée à son héros Tobias Knopp.


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2. Mais voici la triste réalité.

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Les documents ci-contre prouvent que cette partie de corps masculin est souvent mise en valeur à des moments singuliers,  qui ne sont pas les plus glorieux de la vie d'un homme.

P.S. Aveu fait en toute sincérité et sans fierté particulière: j'arrive à sympathiser avec le derrière du chevalier, j'ai nettement moins de compassion pour les fesses du torero...

3. Certains grands artistes du passé n'ont pas hésité à mettre en avant le derrière, en le plaçant carrément au premier plan.

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Je vous laisse découvrir qui est le grand artiste en question. Applaudissons son audace picturale, qui - compte tenu de l'époque -  mérite d'être sérieusement considérée.

4. Dans d'autres cultures que la notre, la difficile question du postérieur est abordée de façon plus nonchalante, mais  pas forcément plus légère ni plus esthétique.

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5. Certaines demoiselles, pariculièrement déshinibées, trouvent que le derrière est la partie la plus intéressante du corps masculin. Mais pourquoi?

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6. Si je peux me permettre de terminer sur une note personnelle,  je trouve que certaines activités sporives confèrent au postérieur masculin une plastique incomparable. 30289_radfahrer

C'est tout pour le moment, je vais me reposer un peu. Si vous avez d'autres éléments et suggestion à me fournir, n'hésitez pas.
Mais s'il vous plait, pas de photos ou remarques cochonnes sur ce blog, ou je me fâche
 rouge... ;-)

Posté par irene61 à 08:00 - carnet de croquis - Commentaires [18] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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