Il est 15 h, beau jour ensoleillé, e me balade dans la rue. Je croise un homme dans la trentaine,  costume-cravate, serviette en cuir à la main.

Il me dévisage et j'aperçois une attention particulière dans ses yeux, un tressaillement à peine perceptible, comme un mouvement de surprise retenu.

J'ai pourtant @*'=° ans, est-ce que j'attire encore à ce point votre attention, Monsieur?

Je poursuis mon chemin, me voici à l'arrêt du tram. Encore un regard, furtif cette fois, mais intense, d'un jeune frisé. Ça continue? Possible que ce soit ma nouvelle coupe? J'ai été hier chez le coiffeur et il a fait du bon travail, c'est vrai.

Je m'assieds dans le tram en face d'un homme aux cheveux gris. Lui me dévisage carrément, longuement, un  regard profond, pesant, presque méditatif, sérieux.

Non, franchement, cette fois c'est exagéré. Dois-je me mettre à rêver? Cendrillon voit sa gourde se transformer en carrosse?

Je descends du tram et me rends à l'office postal (pour poster l'enveloppe avec le dvd de ma dernière production, vous en aurez des nouvelles dans le prochain billet).

Cette fois c'est une femme qui me regade fixement et avec une sorte d'inquiétude. Une femme brune au teint cuivrée, de belles levres pleines de métisse. Elle semble vouloir me parler. Non mais que se passe-t-il aujourd'hui?

Finalement, la femme ose. "Madame" me dit-elle avec son accent rocailleux "votre pantalon est ouvert".

Y a-t-il une morale à cette histoire? Trouvez-la et écrivez-moi...