airfresh2_copieAir Fresh, une installation qui mérite bien son nom. A cause d'elle j'ai disparu de la blogcirculation pendant dix jours (inouï!); autant vous expliquer en quoi elle consiste...

Elle a été conçue au sein du Festival Archipel. Habituellement, ce festival célèbre quelques musiciens modernes désormais devenus classiques, et présente des créations de musiciens contemporains: ce dernières oeuvres sont certainement intéressantes, mais inaccessibles à la large majorité de la population, car fondées sur des exercices intellectuels d'une très grande complexité.airfresh1_copie

Les artistes qui ont réalisé Air Fresh ont décidé d'ouvrir une fenêtre sur l'homme de la rue; ou alors, faute d'air frais venant de l'extérieur, d'installer partout des ventilateurs, qui créent des effets sonores en faisant bouger des pages d'annuaires téléphoniques, des calices en cristal suspendus à des fils, de petits objets métalliques, des balles de ping-pong qui vont rebondir contre des couvercles de casserole et des verres.airfresh5_copie

L'un des artistes, Alexandre Joly, est allé jusqu'à placer des haut-parleurs qui émettent des fréquences infra-soniques au fond d'un bassin rempli d'eau noire.

Une place très large est donnée à l'enfant, à qui pour une fois on ne dira pas "Touche pas, ça se casse",  bien au contraire. Vous comprenez pourquoi j'étais si souvent là-bas...Ce sont bien des enfants qui ont travaillé à la conception des oeuvres, alors que les adultes les ont techniquement réalisées; et les enfants sont acteurs des performances qui ont animé l'installation chaque samedi.

La dernière image, en bas à  droite, est tirée de "Crabes", une partie de l'installation réaliséeairfresh6_copie par  Lucas Berchtold et Patrick Kovaliv. Ce dernier collabore souvent avec moi à l'atelier écriture.

Sortant de la dernière séance de tournage, samedi, on m'a fait remarquer que j'avais un poisson d'avril collé au manteau. Les enfants ont dû adorer me voir penchée, l'oeil collé à l'objectif...